Dimanche, nous avons déjeuné chez Christine et Denis… et c’est Mister Denis qui nous a régalé avec sa lotte à l’américaine ou à l’armoricaine, c’est pareil, ci-dessous un peu de culture :

Le terme « armoricaine » n’est , en fait, qu’une déformation d’ « américaine » sans doute parce que la Bretagne (Armorique) est un des meilleurs producteurs de crustacés.
Mais l’origine du terme « américaine » vient, comme en témoigne Curnonsky suite à une lettre reçue d’un Mr Garrigue restaurateur, d’un cuisinier français d’origine sétoise du nom de Pierre Fraysse.
Celui-ci de retour d’Amérique où il avait fait un séjour à Chicago comme « chef », fonde en rentrant à Paris le restaurant « Peters ». Un soir, peu avant la fermeture, des convives se présentent et insistent pour dîner. Peters se remet donc aux fourneaux mais le temps et les marchandises lui manquent. Il décide donc de cuire des homards dans une sauce composée de tomates, ail, échalote, vin blanc, cognac et afin que le homard cuise plus rapidement il le coupe en morceaux.
Le repas est une vraie réussite et lorsqu’on lui demande le nom de sa recette il dira,encore sous l’influence de son voyage outre atlantique, « homard à l’américaine ».
D’ailleurs il faut bien reconnaitre que la composition de cet apprêt (ail, tomate, huile) tend à prouver que son origine est plus méridionale que bretonne.
Source : http://chefsimon.com/appellations.htm

Je l’ai un peu stressé, ce grand timide, avec mon appareil photo… mais finalement, il a su gérer comme un chef et nous a concocté un amour de petit plat…

On commence par peler et hacher ensemble 250g d’oignons, 2 échalottes et 2 gousses d’ail.

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Fernand suivait la recette attentivement…

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On fait chauffer de l’huile dans une cocotte et on fait revenir ce hachis à feu doux, pendant 5 mn.

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On rince la lotte (1,5 kg) sous l’eau froide et on l’éponge soigneusement… Regardez la belle bête ! Denis a dû faire plusieurs magasins, et des tas de km, pour trouver cette lotte… Merci Denis, ça valait le coup !

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On la coupe en morceaux et on passe les morceaux dans la farine, en tapotant pour retirer l’excédent.

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On fait chauffer 10 cl d’huile dans une poêle pour y faire revenir les morceaux de lotte, jusqu’à ce que toute l’eau du poisson soit évaporée (heu, les bouteilles au premier plan, c’est parceque pendant que Denis faisait la cuisine, on allait se mettre à l’apéro…).

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Ensuite, faire chauffer environ un verre à liqueur de cognac, le verser dans la poêle et flamber (j’ai pas de photo, Denis a fait ça pendant que je sirotais mon muscat !). Puis verser le tout (avec le poisson) dans la cocotte et ajouter 40cl de muscadet.

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Mettre dans la cocotte 5 tomates mondées et coupées en morceaux (ou une petite boite de tomates pelées), 2 morceaux de sucre, 1 cas de concentré de tomates et un bouquet garni.

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Ajouter sel, poivre, et une pincée de poivre de Cayenne.

Mélanger, porter à ébulition, baisser le feu, puis laisser cuire à couvert, à feu doux, pendant 15 mn.

Pendant ce temps, faire cuire du riz blanc.
Si la sauce est trop liquide, enlever le poisson (le réserver au chaud), et la faire réduire à feu vif.

Verser le poisson et sa sauce sur un lit de riz.

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C’était miam !

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Merci Denis !

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Et Merci à Christine qui nous avait fait, en entrée, un pain d’aubergine et, en dessert, un divin gâteau au chocolat (décoré d’une belle tranche d’orange)! Bisous à tous les deux !